
Bilan de campagne Québec 2026 – Article 3/4
Institut d’Écohérence – Bilan de campagne Québec 2026 – Article 3/4
Québec 2050 : préparer sérieusement les plans B
Article de prospective et bibliographie commentée sur la résilience territoriale, les compétences essentielles et la souveraineté fonctionnelle du Québec.
Version de référence – Octobre 2026
Objet du document
Ce document réunit un article destiné à ouvrir le débat sur la résilience du Québec à l’horizon 2050 et une bibliographie de recherche permettant de vérifier les chiffres, les scénarios et les propositions évoqués. Il part d’un scénario de stress volontairement sévère : un réchauffement mondial de 3 degrés Celsius, une économie mondiale profondément contractée et des catastrophes naturelles beaucoup plus coûteuses. Ce scénario sert à tester les capacités collectives; il ne constitue pas une prévision certaine.
Comment lire les chiffres
Trois niveaux d’information doivent rester distincts. ExxonMobil publie une projection énergétique et une trajectoire d’émissions jusqu’en 2050. Un dirigeant de l’entreprise a indiqué à Bloomberg que cette trajectoire correspondrait à environ 2,5 à 3 degrés Celsius de réchauffement. L’Institute and Faculty of Actuaries et l’Université d’Exeter évaluent, dans un travail séparé, les conséquences systémiques possibles de scénarios climatiques extrêmes.
ExxonMobil ne prévoit donc pas directement une baisse de 50 % du PIB mondial ni plusieurs milliards de décès. Ces chiffres proviennent de scénarios actuariels catastrophiques et conditionnels. Ils décrivent un risque de queue de distribution, dépendant notamment de la vitesse du réchauffement, des points de bascule, de l’adaptation, des conflits et de la capacité des institutions à continuer de fonctionner. Ils doivent être présentés comme une possibilité extrême à prévenir, et non comme une certitude scientifique.
| Niveau | Source principale | Ce que la source établit |
|---|---|---|
| Projection énergétique | ExxonMobil 2026 | Demande énergétique, bouquet énergétique et 30 GtCO2 projetées en 2050. |
| Interprétation climatique | Déclaration de Prasanna Joshi rapportée par Bloomberg | La trajectoire serait compatible avec environ 2,5 à 3 degrés Celsius de réchauffement. |
| Conséquences systémiques | IFoA et Université d’Exeter | Scénarios conditionnels de contraction économique, mortalité, déplacements et basculements systémiques. |
Québec 2050 : il est temps de préparer sérieusement les plans B
Imaginons le Québec en 2050.
Le réchauffement mondial atteint 3 degrés Celsius. Les événements extrêmes se multiplient : feux de forêt, inondations, canicules, sécheresses, érosion côtière et ruptures logistiques.
Les catastrophes absorbent une part croissante des budgets publics. Certaines infrastructures sont endommagées plus vite qu’on ne parvient à les reconstruire. Les assurances deviennent inabordables dans plusieurs territoires.
Au même moment, le PIB mondial a été divisé par deux.
Le commerce international existe encore, mais il est devenu plus lent, plus cher et moins fiable. Certains produits restent disponibles; d’autres disparaissent pendant plusieurs mois. Des États fragilisés se replient sur leurs besoins essentiels. Les déplacements de populations augmentent. Les tensions géopolitiques s’intensifient.
Ce scénario n’est pas une prévision. C’est un test de résistance.
La vraie question n’est pas de savoir si tout se produira exactement ainsi. Elle est de savoir ce que nous aurons préparé pendant les vingt-cinq années précédentes si une partie de ce scénario se réalise.
Une société ne construit pas sa résilience au moment où la crise commence. Elle la construit lorsque tout fonctionne encore.
Le problème dépasse le climat
Nous abordons encore trop souvent la résilience comme un sujet environnemental : renforcer une digue, planter des arbres, climatiser une résidence pour aînés ou préparer un plan d’évacuation.
Tout cela est indispensable, mais insuffisant. Dans un monde simultanément plus chaud, plus instable et plus pauvre, les crises ne se présenteront pas séparément.
Une inondation pourra interrompre une route stratégique. Cette interruption retardera la livraison de pièces nécessaires à une station de traitement de l’eau. Une panne numérique compliquera les paiements et la distribution alimentaire. Une autre catastrophe, survenue ailleurs, empêchera l’arrivée des équipements de remplacement.
Le risque majeur réside dans ces enchaînements. Il faut penser la capacité de toute une société à continuer de fonctionner en mode dégradé, et pas seulement la résistance d’une infrastructure prise isolément.
Le Québec devrait donc se doter d’une architecture publique de continuité comportant trois régimes : un fonctionnement normal fondé sur l’économie classique; un fonctionnement dégradé lorsque les pénuries et interruptions deviennent fréquentes; et un fonctionnement de continuité vitale lorsque les ressources doivent temporairement être affectées en priorité aux besoins essentiels.
Première priorité Définir ce qui doit continuer
Avant de parler de stocks, d’usines ou de monnaie alternative, nous devons répondre à une question simple : quelles fonctions devons-nous garantir à chaque personne, dans chaque région, même pendant une crise majeure ?
L’eau potable, évidemment. Mais aussi l’alimentation, l’énergie, les soins, le logement, les télécommunications, la sécurité, le transport minimal, l’assainissement, le chauffage, l’information fiable et la continuité des institutions.
Ces besoins doivent être traduits en seuils concrets :
combien de litres d’eau par personne et par jour;
quelle quantité minimale de calories;
quelle puissance électrique doit rester disponible;
combien de jours de médicaments critiques doivent être sécurisés;
combien de temps une région peut rester isolée;
quelles communications doivent fonctionner sans Internet;
quelles infrastructures doivent être rétablies en 24 heures, en trois jours ou en deux semaines.
Dans une crise profonde, les dollars ne suffisent plus pour mesurer la capacité réelle. Il faut compter en litres, tonnes, mégawatts, hectares productifs, jours de stocks, lits disponibles, kilomètres accessibles et heures de travail qualifié.
Le Québec devrait établir une matrice de ses fonctions vitales, région par région, puis mesurer pour chacune la dépendance aux importations, la capacité locale, la durée maximale d’interruption acceptable, les solutions de remplacement, les compétences requises et les investissements nécessaires.
Deuxième priorité Préserver les compétences essentielles
Une pompe ne se répare pas toute seule. Un réseau électrique ne redémarre pas grâce à une application. Une usine ne se reconvertit pas sans mécaniciens, automaticiens, soudeurs, opérateurs et ingénieurs.
Nous avons longtemps sous-estimé la valeur stratégique des compétences pratiques. Dans une économie fluide et mondialisée, il semblait toujours possible d’acheter une pièce, de faire venir un expert ou de sous-traiter ailleurs. Cette certitude pourrait disparaître.
Le Québec devrait constituer une réserve civile de compétences essentielles. Il ne s’agirait ni d’une conscription ni d’une militarisation de la société, mais d’un réseau volontaire, formé et mobilisable en cas de disruption majeure.
les métiers de l’eau et de l’énergie;
les mécaniciens, machinistes, soudeurs et électriciens;
les agriculteurs, transformateurs et logisticiens;
les professionnels de santé;
les opérateurs d’équipements;
les spécialistes des télécommunications et de la cybersécurité;
les conducteurs et équipes de déneigement;
les intervenants communautaires et psychosociaux.
Chaque volontaire pourrait posséder une compétence principale, une compétence de secours, un territoire d’intervention et une formation périodiquement renouvelée.
Cela suppose également de remettre les savoir-faire pratiques au coeur de l’éducation : premiers secours, réparation, production alimentaire, gestion de l’eau, coopération, orientation, communications hors ligne et organisation collective. La résilience dépend autant d’une culture et de compétences partagées que des équipements.
Troisième priorité Produire l’essentiel sans rechercher l’autarcie
Le Québec ne pourra jamais tout produire, et il n’aurait aucun intérêt à essayer. L’objectif est la souveraineté fonctionnelle : préserver les fonctions essentielles lorsque les chaînes mondiales deviennent intermittentes.
Chaque produit critique devrait être classé dans l’une des catégories suivantes :
ce que nous devons pouvoir produire au Québec;
ce que nous pourrions produire après conversion d’installations existantes;
ce que nous devons importer de plusieurs sources et stocker;
ce que nous pouvons remplacer par une solution locale plus simple.
Les priorités ne seraient pas nécessairement les produits les plus visibles. Il faudrait sécuriser les semences, certains médicaments, les consommables médicaux, les produits de traitement de l’eau, les câbles, moteurs, pompes, roulements, transformateurs, équipements de télécommunication et pièces indispensables à l’agriculture, à l’énergie et au transport.
Il serait toutefois absurde d’accumuler vingt-cinq années de stocks. La véritable réserve stratégique est constituée de machines, de plans, de logiciels, de recettes, de moules, de certifications, de pièces standards et de personnes capables de les utiliser. Une ligne de production convertible vaut parfois davantage qu’un entrepôt rempli de produits qui finiront par expirer.
Quatrième priorité Décider démocratiquement avant la crise
Une crise grave impose des arbitrages. Qui reçoit l’énergie en premier ? Quels territoires faut-il protéger ? À partir de quand faut-il relocaliser une population ? Quels produits doivent être rationnés ? Quel niveau d’inégalité peut-on encore accepter lorsque les ressources diminuent ?
Si nous attendons la catastrophe pour débattre de ces questions, les décisions seront prises dans l’urgence, sous la peur et probablement dans la confrontation.
Le Québec devrait créer une Assemblée citoyenne permanente de prospective et de résilience. Elle réunirait des citoyens tirés au sort, renouvelés régulièrement, et travaillerait avec des scientifiques, des municipalités, des représentants autochtones, des entreprises, des syndicats et des organismes communautaires.
Sa mission ne serait pas de remplacer le Parlement, mais de préparer une boussole collective portant sur les besoins universels, le partage des efforts, les droits qui ne peuvent être suspendus, les règles temporaires de rationnement, les critères de relocalisation, les mécanismes de contrôle démocratique et les conditions de retour au fonctionnement normal.
Une société résiliente ne supprime pas les décisions difficiles. Elle établit à froid les règles selon lesquelles elles seront prises.
Cinquième priorité Protéger nos choix sans fermer la société
Un monde déstabilisé augmentera les pressions migratoires, économiques, informationnelles et géopolitiques.
Le Québec ne contrôle ni les frontières internationales ni la défense nationale. Il peut toutefois renforcer ce qui le rend difficile à déstabiliser : son énergie, son alimentation, ses infrastructures, ses institutions, ses données et sa cohésion sociale.
La meilleure protection contre une puissance hostile n’est pas seulement militaire. C’est aussi une société qui peut continuer de s’alimenter, de communiquer, de se gouverner et de maintenir la confiance malgré une attaque numérique, une campagne de désinformation ou une rupture commerciale.
La question migratoire doit être préparée sans naïveté et sans déshumanisation. Il faut construire plusieurs scénarios d’arrivées et mesurer honnêtement la capacité d’accueil : logements, écoles, eau, soins, transports, emplois et accompagnement linguistique.
Il faut également anticiper les déplacements internes. Certaines populations québécoises pourraient devoir quitter des zones frappées par l’érosion, les feux, les inondations répétées ou le dégel du pergélisol.
Le choix n’est pas entre accueillir sans limites et fermer toutes les portes. Il est entre une organisation anticipée, juste et transparente et une gestion improvisée qui nourrira les tensions.
Sixième priorité Faire cohabiter plusieurs économies
Si l’économie mondiale ralentit brutalement, l’économie classique ne disparaîtra pas. Mais elle pourrait ne plus parvenir à mobiliser toutes les ressources nécessaires. Nous devons envisager trois couches économiques complémentaires.
La première resterait l’économie monétaire classique : dollar canadien, entreprises, salaires, marchés, commerce et fiscalité.
La deuxième serait une économie régionale de résilience. Elle permettrait de reconnaître et de mobiliser des activités indispensables mais mal valorisées par le marché : entretien des écosystèmes, prévention, réparation, entraide, production communautaire, formation et constitution de capacités de secours.
C’est dans cette couche que pourraient être expérimentées des unités régionales de temps ou de contribution, les URT, sans prétendre remplacer le dollar ni contourner les obligations légales et fiscales.
La troisième couche serait réservée aux crises graves : rationnement, droits d’accès, priorité donnée aux services essentiels, affectation temporaire de certaines ressources et encadrement exceptionnel de produits critiques. Cette économie d’urgence devrait être préparée juridiquement, déclenchée selon des critères publics, contrôlée démocratiquement et limitée dans le temps.
La Contribution Économique Vivante, ou CEV, aurait une fonction différente : mesurer l’évolution de nos cinq capitaux naturel, physique, productif, humain et social, et institutionnel. La CEV établirait l’état du patrimoine collectif. Les URT faciliteraient certaines contributions et certains échanges. Le dollar continuerait de porter l’économie conventionnelle, tandis que les mécanismes d’exception protégeraient temporairement les besoins vitaux.
Comment commencer maintenant
Les deux premières années devraient être consacrées à comprendre, décider et expérimenter. Il faudrait :
construire plusieurs scénarios de rupture;
identifier les 50 à 100 fonctions vitales du Québec;
cartographier les dépendances régionales;
évaluer l’état des cinq capitaux;
sélectionner quelques territoires pilotes;
créer la gouvernance citoyenne;
organiser un premier exercice grandeur nature.
Imaginons un exercice de trente jours combinant une baisse de 70 % des importations, une panne numérique majeure et une catastrophe climatique.
Que se passerait-il vraiment ? Quels stocks disparaîtraient en premier ? Quelles entreprises pourraient se convertir ? Quels professionnels manqueraient ? Comment paierions-nous ? Comment informerions-nous la population ? Qui prendrait les décisions ?
Mieux vaut découvrir aujourd’hui les réponses inconfortables.
Entre 2030 et 2035, le Québec pourrait constituer ses capacités minimales régionales, renforcer ses infrastructures et intégrer la résilience aux achats publics. Entre 2035 et 2045, il faudrait multiplier les exercices, tester plusieurs catastrophes simultanées et commencer les relocalisations préventives. À l’approche de 2050, certaines composantes du fonctionnement dégradé pourraient être activées progressivement, avant que les ruptures ne les imposent brutalement.
Le meilleur plan B améliore déjà le plan A
Préparer un Québec capable de traverser les crises ne signifie pas renoncer au progrès ou annoncer l’effondrement. Cela signifie investir dans des solutions utiles dans tous les scénarios.
Une alimentation plus locale améliore la santé et réduit les dépendances. Des bâtiments sobres diminuent les factures et résistent mieux aux pannes. Des milieux humides protégés réduisent les inondations et restaurent la biodiversité. La réparation crée des emplois et diminue les déchets. Des citoyens formés renforcent la communauté, même sans catastrophe. Des institutions transparentes améliorent la confiance, même en période normale.
Le gouvernement du Québec, en s’appuyant notamment sur les travaux de l’Institut climatique du Canada, indique qu’un dollar investi dans l’adaptation peut produire de 13 à 15 dollars d’économies et de bénéfices à long terme.
La résilience est un investissement dans notre capacité à rester libres, solidaires et fonctionnels. La CEV peut mesurer ce que nous devons préserver. La boussole citoyenne peut définir ce que nous voulons devenir. Les territoires peuvent construire les capacités concrètes. Les plans B peuvent alors devenir une politique de continuité à long terme.
2050 paraît encore loin. Mais pour former une génération, transformer des infrastructures, restaurer des écosystèmes et relocaliser des capacités industrielles, vingt-cinq ans, c’est demain.
La question n’est plus de prédire exactement le monde de 2050. Elle est de choisir entre le subir et commencer dès maintenant à nous donner les moyens d’y préserver notre avenir.
Bibliographie de recherche commentée – 25 références
Bibliographie de recherche
Les références sont regroupées selon leur fonction dans le raisonnement. Les adresses sont affichées en toutes lettres afin de faciliter leur réutilisation, leur vérification et leur archivage.
Publication de l’Institut d’Écohérence
1. Institut d’Écohérence. (20 septembre 2026). Mobilisons-nous Voilà exactement pourquoi nous appelons chacun à pousser nos institutions à faire mieux
URL : https://lnkd.in/p/gG2riqKC
Republication commentée d’un post de Rob de Laet rapprochant les projections 2026 d’ExxonMobil et les travaux de l’Institute and Faculty of Actuaries.
2. Institut d’Écohérence. (2026). Lien LinkedIn développé de la republication
Le contenu original de Rob de Laet est intégré dans cette republication.
Prévisions énergétiques et climatiques d’ExxonMobil
3. ExxonMobil. (2026). ExxonMobil Global Outlook Our View to 2050
URL : https://corporate.exxonmobil.com/publications/global-outlook
Source principale sur la demande énergétique, le bouquet mondial, la demande de pétrole et les émissions projetées jusqu’en 2050.
4. ExxonMobil. (2026). 2026 Global Outlook Executive Summary
La page consacrée aux émissions compare 30 GtCO2 projetées par ExxonMobil en 2050 à environ 11 GtCO2 dans la moyenne des scénarios C3 du GIEC restant probablement sous 2 degrés Celsius.
5. ExxonMobil. (2026). CO2 emissions projected to fall 20 percent by 2050 but more progress is needed
URL : https://corporate.exxonmobil.com/publications/global-outlook/co2-emissions-projected-to-fall-by-2050
Présentation détaillée de la projection de 30 GtCO2 en 2050 et des hypothèses technologiques associées.
6. Crowley Kevin Bloomberg repris par Rigzone. (18 septembre 2026). ExxonMobil Warns Coal Accelerating Global Warming
La dépêche rapporte les propos de Prasanna Joshi selon lesquels la trajectoire correspondrait à 2,5 à 3 degrés Celsius. Elle documente aussi la révision à la baisse des projections de captage du carbone et d’hydrogène. Ces formulations ne figurent pas avec la même précision dans la synthèse officielle.
Solvabilité planétaire et risques économiques
7. Institute and Faculty of Actuaries et University of Exeter. (2025). Planetary Solvency Finding Our Balance with Nature
URL : https://actuaries.org.uk/planetary-solvency
Page institutionnelle présentant le rapport, le tableau de bord et les documents complémentaires.
8. Institute and Faculty of Actuaries et University of Exeter. (2025). Planetary Solvency Finding Our Balance with Nature Global Risk Management for Human Prosperity
URL : https://actuaries.org.uk/media/ni4erlna/planetary-solvency.pdf
Rapport complet. La contraction de 50 % du PIB est un scénario de risque climatique et naturel extrême situé principalement entre 2070 et 2090, non une prévision directe d’ExxonMobil.
9. Institute and Faculty of Actuaries. (2026). Planetary Solvency Tipping into the Wild Unknown
URL : https://actuaries.org.uk/media/4m4k45at/planetary-solvency-tipping-into-the-wild-unknown.pdf
Mise à jour consacrée aux basculements climatiques et aux risques systémiques. Les niveaux de mortalité évoqués sont des estimations conditionnelles de scénarios extrêmes, fortement dépendantes des hypothèses.
10. Global Tipping Points Initiative. (2025 à 2026). Planetary Solvency Risk Dashboard
URL : https://global-tipping-points.org/planetary-solvency/
Tableau de bord des risques climatiques, naturels, sociaux et économiques jusqu’en 2050.
11. Institute and Faculty of Actuaries. (16 janvier 2025). Current climate policies risk catastrophic societal and economic impacts
Communiqué institutionnel confirmant le risque de contraction économique, de déplacements, de conflits et de mortalité massive dans les scénarios catastrophiques étudiés.
12. University of Exeter. (16 janvier 2025). Current climate policies risk catastrophic societal and economic impacts
Présentation des travaux par l’Université d’Exeter et commentaire de Tim Lenton sur les points de bascule et les limites des modèles économiques classiques.
Références scientifiques utilisées dans le rapprochement
13. GIEC IPCC. (2023). Climate Change 2023 AR6 Synthesis Report
URL : https://www.ipcc.ch/report/ar6/syr/downloads/report/IPCC_AR6_SYR_FullVolume.pdf
Synthèse scientifique sur les niveaux de réchauffement, les événements extrêmes, les risques composés, les limites de l’adaptation et les impacts humains.
14. International Institute for Applied Systems Analysis. (2022 à 2026). AR6 Scenario Explorer and Database
URL : https://iiasa.ac.at/models-tools-data/ar6-scenario-explorer-and-database
Présentation institutionnelle de la base de scénarios du sixième rapport du GIEC.
15. International Institute for Applied Systems Analysis. (2022 à 2026). AR6 Scenario Explorer Database
URL : https://data.ece.iiasa.ac.at/ar6/
Base quantitative utilisée par ExxonMobil pour comparer sa projection au groupe de scénarios C3 du GIEC.
16. Global Carbon Project. (2025). Global Carbon Budget 2025
URL : https://globalcarbonbudget.org/gcb-2025/
Référence annuelle sur l’évolution des émissions mondiales de carbone, citée dans la bibliographie d’ExxonMobil.
17. Global Carbon Project. (2025). The Latest Global Carbon Budget Data
URL : https://globalcarbonbudget.org/datahub/the-latest-gcb-data-2025/
Accès aux données et fichiers du Global Carbon Budget 2025.
Résilience et adaptation du Québec et du Canada
18. Gouvernement du Québec. (mise à jour 2026). S’adapter aux changements climatiques
Présentation des risques québécois, des mesures d’adaptation et du risque de maladaptation.
19. Ouranos. (consulté en septembre 2026). Understanding Climate Change Projected Changes in Québec
URL : https://www.ouranos.ca/en/understanding-climate-change-projected-changes-quebec
Projections climatiques régionales pour le Québec.
20. Ouranos. (25 août 2026). The Returns on Readiness Adaptation Costs So Much Less
URL : https://www.ouranos.ca/en/news/2026-08-25/adaptation-costs-so-much-less
Synthèse des coûts économiques des catastrophes et des bénéfices de la prévention et de l’adaptation.
21. Institut climatique du Canada. (consulté en septembre 2026). Carte des coûts des changements climatiques au Canada
URL : https://institutclimatique.ca/cout-changements-climatiques/
Données et projections sur le coût des changements climatiques au Canada.
22. Canadian Climate Institute. (2022). Damage Control Reducing the Costs of Climate Impacts in Canada
URL : https://climateinstitute.ca/wp-content/uploads/2022/09/Damage-Control_-EN_0927.pdf
Rapport économique de référence sur la réduction des coûts climatiques par l’adaptation.
23. Sécurité publique Canada. (2009). Stratégie nationale sur les infrastructures essentielles
Définit dix secteurs essentiels et traite des interdépendances, des effets en cascade, de la continuité des activités et des exercices de préparation.
24. Gouvernement du Canada. (2023). Stratégie nationale d’adaptation du Canada Bâtir des collectivités résilientes et une économie forte
Cadre national d’adaptation, de réduction des risques et de renforcement de la résilience.
25. Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. (consulté en septembre 2026). No Escape On the Frontlines of Climate Change Conflict and Forced Displacement
Documente les interactions entre dérèglement climatique, conflits, vulnérabilités et déplacements forcés.
Formulation recommandée pour les publications
Le scénario énergétique 2026 d’ExxonMobil projette encore 30 GtCO2 d’émissions énergétiques en 2050, soit près de trois fois le niveau moyen associé par le GIEC aux trajectoires restant probablement sous 2 degrés Celsius. Un dirigeant d’ExxonMobil estime que cette trajectoire correspond à un réchauffement de 2,5 à 3 degrés Celsius. Mise en regard de la matrice de risques de l’Institute and Faculty of Actuaries et de l’Université d’Exeter, une telle trajectoire expose l’économie mondiale à des risques extrêmes de contraction, de déstabilisation sociale et de basculements systémiques. Les chiffres de 50 % de PIB et de plusieurs milliards de décès décrivent toutefois des scénarios catastrophiques conditionnels, et non une prévision certaine.


